Commune de Murles


La topographie murloise est assez accidentée, caractérisée par des altitudes inférieures à 100 mètres au sud dans la plaine de la Mosson et des altitudes proches de 300 mètres sur une grande dorsale sud/nord-est qui culmine au lieu-dit le Tauriès à 297 mètres et sur la partie est avec le Mont Bouras à 266 mètres.

Murles appartient au pays des garrigues associé au calcaire. On trouve ainsi, sur plus de deux mille hectares, des calcaires du jurassique dits lithographiques, fortement karstifiés et offrant d’innombrables fissures et failles (aven de Caravettes, gouffre de plus de soixante mètres de profondeur …) Le chêne vert et le chêne kermès y dominent, accompagnés de l’arbousier, du pistachier térébinthe, du chêne blanc, de l’érable et du pin d’Alep. L’arbre de Judée apparaît dans les zones humides.

En contrebas du village, dans la zone historiquement agricole, la géologie est plus complexe: marnes rouges, argiles versicolores, grès quartzeux et ferrugineux, conglomérats à ciment rouge….Les quelques espaces boisés restants sont caractérisés par des populations variées avec de beaux spécimens de chêne blanc (pubescent), là où les sols sont plus profonds et humides, et même des châtaignés à Perry.

A la limite de la commune de Vailhauques, on trouve également des calcaires compacts blancs rosés et des calcaires marneux d’origine lacustre. Ces zones sont principalement couvertes de pins d’Alep

Murles, ainsi que 67 autres communes du nord-Montpellier couvrant 90 700 hectares, est inscrite à l’inventaire français des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (Z.I.C.O.) Un nombre important d’oiseaux nicheurs, hivernants ou migrateurs a été recensé sur ce territoire. Outre les oiseaux, on rencontre la plupart des espèces (faune et microfaune) typique des garrigues montpelliéraines : Grand Capricorne, Purpuricène du chêne vert, Pachyre étrusque, Chenille processionnaire du pin, Bupreste du Chêne, Genette… et bien sur, le sanglier qui s’est fortement multiplié ces dernières années (alors qu’il était pratiquement en extinction à la fin du 19ème siècle), trouvant dans les bois de Murles une zone d’habitat privilégiée.

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